Saint Fort est entré dans l’histoire en 1371 sous le nom de « Saint-Evroul ». La paroisse a reçu le nom de « Saint-Fort » en 1559, puis en 1566, le nom de « Saint-Arnoult alias Saint-Fort ». L’appellation actuelle date de 1783.
« La terre et appartenance de Saint-Evroult », en 1513, dépendait de la seigneurie de La Maroutière, cependant le châtelain de Magnanne en était le « Haut Justicier » et ce fut à ce titre que Marie-Augustin-Salomon de la Tullaye nomma en 1772, une cloche à Saint Fort.
Probablement sous les ordres du « Diable di Bressault », les huguenots vinrent briser, le 17 juin 1561, les statues et les cierges dans l’église « de Saint Evroult et de Saint Fort ».
Le 17 avril 1559, Perrine Beaumont, une fillette de 9 ans, fut dévorée par les loups et on put inhumer « qu’une partie de son corps ». La même année, on eut à déplorer deux autres décès dus à la férocité de ces fauves.
Pierre Joly, curé de Saint Fort de 1735 à 1762, tenait ses registres paroissiaux « avec une extrême négligence ». « Sur réquisition du procureur du roi à Angers, la Cour ordonna à ce magistrat, le 3 avril 1768, d’aller procéder à une enquête sur place avec le lieutenant de la sénéchaussée ».On les délégua à nouveau pour recevoir les dépositions des habitants et reconstituer au mieux les actes qui manquaient. Cette reconstitution dura du 2 septembre au 15 décembre 1769. Afin de « prévenir de semblables abus », le jugement qui suivi fut accompagné d’une « grande publicité ».
Sous la tourmente révolutionnaire, le 19 septembre 1795, deux officiers municipaux de la commune donnèrent leur démission « par crainte des chouans ». Jean-François Hayer, vicaire et maire de Saint Fort, devint « curé intrus » de Pommerieux et dénonça ses paroissiens royalistes. Après avoir apostasié (renoncé publiquement à sa religion), le 23 mars 1794, il revint à Saint Fort reprendre ses anciennes fonction d’officier municipal. Les chouans l’enlevèrent dans la soirée du 18 mai 1799 pour l’emmener dans les bois de la Vicelle, « une terre seigneuriale avec fief s’étendant en la ville de Château Gontier, Ménil et Saint Fort » où ils le fusillèrent.
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Dimanche 12 Septembre 2010 : Vide grenier (Association "Les Enfants d’Abords")
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